Playlist de Mai – Working session by Bastien & Romain

Leslie Akindou , #Music

Leslie Leslie

Bienvenu dans la première session d’interview musicale made in Mezcalito !

Au menu, de l’électro, du gros débat, des envolées lyriques mais surtout beaucoup d’amour.

La playlist de Bastien :

La playlist de Romain :

Bien la journée ?

Bastien : Franchement la journée, ça va.

Romain : Ouais ça va. Mieux que lundi dernier !

Petite présentation rapide : Qui es tu ? / D’où viens tu ?/ Que fais tu ?

Bastien : Je m’appelle Bastien, j’ai 25 ans, je suis ardéchois. Je suis webdesigner et je travaille à Mezcalito depuis 3 ans.

Romain : Romain, développeur, je viens de nulle part…

Bastien : Je viens de l’espace !

Romain : …Je viens de l’espace et je suis à Mezcalito depuis moins d’un an.

Bastien : T’as pas dit ton âge !

Romain : euh… 25.

Bastien : haha coquin !

Musique pendant le boulot, pour ou contre ?

Bastien : J’ai mon casque 7 heures par jour, pour moi c’est obligatoire. C’est plus qu’inspirant, sans ça, je ne travaille pas. C’est mon moteur, avec le café.

Romain : C’est aussi moteur dans mon travail, j’en ai besoin tous les jours, surtout dans un open space où on entend plein de bruits, des fois on a besoin de calme et de se recueillir. Et puis, les lendemains de cuite, c’est plus facile !

Qu’est ce qui fait d’un son une musique appropriée pour le boulot ?

Romain : Faut qu’elle soit répétitive et sans paroles, sinon ça distrait.

Bastien :  Ouais, sans paroles, mais faut que ce soit un minimum inspirant, tu vois…

Romain : Faut que ce soit comme les tambours de guerre dans les galères ! Avec une rythmique quoi ! Un BPM avec un kick énorme et profond !

Bastien : Moi c’est l’inverse, au contraire faut que ce soit très subtile et limite que je ne l’entende pas. Faut que ce soit ambiant. Il faut que ça m’accompagne et pas que ça m’agresse. Mais tu vois, ça dépend, parce que quand je fais de l’intégration, il me faut de la musique qui m’agresse, genre du gros métal ou de la drum’n’bass, parce qu’il faut que je sois à balle. Mais quand je vais faire de la créa graphique, je vais mettre un truc super doux et limite, je ne vais pas prêter attention à la musique. A chaque travail sa musique.

Comment définis – tu ton identité musicale ?

Bastien : En fait j’ai tellement écouté de musique, que je me porte vers la musique élitiste.

C’est quoi la musique élitiste ?

Bastien : C’est la musique qui ne respecte pas les codes de la musique mainstream.

Romain : Après c’est pas parce qu’une musique est underground qu’elle est élitiste…

Bastien : Généralement si. Mais vas-y, développe !

Romain : Personnellement j’écoute un peu de tout – surtout de l’électro – mais j’aime bien dénicher sur Soundcloud les petits sons qui ne sont pas trop vus, j’aime bien quand ça reste secret, que ce soit un truc limite amateur, un peu dégueulasse, mal mixé…Et c’est pas prétentieux. L’élitisme, c’est une chose pour moi qui est compliquée musicalement, qui est très construite, qui a été réfléchie, alors qu’il y a des petits mecs qui font des trucs comme ça qui vont être très spontanés, avec 3 notes…

Bastien : Moi je vais prêter attention à la précision de la composition. Il faut que ce soit précis, que les drums soient bien pensées, et que ça sorte de ce qui a déjà été entendu.

Roman : Là dessus on est d’accord.

Comment votre identité musicale s’est-elle construite ?

Romain : C’est une évolution : on veut toujours aller plus vite, plus loin, plus violent. On cherche toujours à aller plus loin dans l’extrême, tu commences par de la techno, comme ça a été mon cas avec la french touch, Ed Banger etc où c’était très posé, et tu finis dans les trucs hardcores/hardtech parce que tu as besoin de plus de sensations, et que ça te fait plus d’effets.

Bastien : Moi c’est l’inverse. J’ai commencé par des trucs vénères, genre…Non en fait, pas vraiment vénères. Mon premier album c’était the Offspring, j’avais 7 ans. Après je suis allé vers Metallica puis du gros métal et…

Romain : C’est l’adolescence ça.

Bastien : Ce qui m’a poussé vers cet élitisme… J’en sais rien.

Romain : L’âge ?

Question pas évidente, mine de rien. Peut être que le métal correspond à une période en fait.

Bastien : Ouais mais c’est une période qui a duré toute ma jeunesse.

Mais justement peut être que c’est lié au fait que tu étais jeune voir adolescent, et dans ces moments là t’as besoin d’exprimer, d’extérioriser une espèce de colère, et que le métal s’y prête parfaitement…

Bastien : Non c’est juste parce que le fils de ma nourrice écoutait du métal, et c’est lui qui m’a fait découvrir tous les titres genre Sepultura, Metallica… Après, comment je suis parti en live musicalement ? J’en sais rien du tout.

Romain : Peut être parce que tu as commencé à décomposer la musique et que tu la comprends mieux.

Bastien : Ouais c’est ça, je me suis intéressé à comment on fait de la musique, et j’ai une oreille plus active. Maintenant je suis intéressé par des éléments subtils, et je vais naturellement vers la musique plus fine et très minimaliste. Moins il y a d’éléments, et s’ils sont bien calés et bien masterisés, ça me va.

C’est peut être aussi en rapport avec ton métier ?

Bastien: Oui, clairement.

Romain : Mainstream.

Bastien : Hein ?

Romain : T’es mainstream en fait.

Bastien : De quoi ?

Romain : Bah le minimalisme c’est un peu la mode du moment à mes yeux…

Bastien : Oh non… Non Non. Non Non Non Non. Non parce qu’il y en a qui pensent qu’ils sont minimalistes mais ils ne le sont pas du tout ! Par exemple une musique où t’as une batterie, une bassline et des harmoniques c’est super minimaliste mais dans le son ça peut être de la merde ! Le minimalisme c’est pas juste ça, c’est plus subtil, il faut qu’il y ait une certaine précision et une certaine maîtrise. Faut écouter ce genre de musique pour apprécier. Si t’écoutes pour la première fois tu peux te dire que c’est de la merde.

Deux trois casseroles ?

Romain : Polnareff !

Bastien : Ah ça c’est une fat casserole !

Romain : Love me, de Polnareff.

Bastien : J’ai mon petit Sum41 et compagnie !

Romain : C’est pas des casseroles ça ! C’est pas un truc que tu passerais jamais en soirée parce qu’on va se foutre de ta gueule !

Bastien : Non, je sais pas… Une casserole de mon adolescence… Si ! Mais si ! Du rap français !

Romain : Rohff ?

Bastien : hmm non.

Romain : 113 ?

C’est pas une casserole 113 !

Bastien : Allez, on va dire… Non non, je peux pas.

Un son anthologique qui ne te lassera jamais ?

Bastien : Ouais ! Sepultura, refuse/resist, juste pour les drums ! Les percussions tribales ça me rend fou.

Romain : Queen, Princes of the Universe, la musique d’Highlander. C’est pas la meilleure mais elle fout le feu.

Quel est le prochain concert prévu ?

Bastien : Tale of Us, à la Belle Electrique.

Romain : Moi j’ai Agoria que j’ai loupé la semaine dernière. Sinon Gojira, mais ça ne me représente pas, et je vais aller voir Vald au Magic Bus, pour déconner. Je suis curieux.

Un artiste de ton choix vient à Grenoble, lequel choisis-tu ?

Romain : The White Stripes ! J’suis un grand fan.

Bastien : Moi c’est pas un artiste, c’est plus un collectif. Warp Records !

Ceux qui ont signé Aphex Twin ?

Bastien : Ouais, ce sont eux qui ont signé Rustie, Hudson Mohawke, Flying Lotus…

Romain : Paul Kalkbrenner à la Belle Electrique, ça peut être sympa. Il est énorme ce mec, écoute si tu ne connais pas.

Bastien : C’est un putain de dépressif…

Romain : Oh ouais ça on s’en fou de ce qu’il fait de sa vie. Il est bon.

Bastien : Meilleur que son frère.

Votre salle de spectacle favorite ?

Romain : L’Ampérage de 2013

Bastien : Le Drakart de 2014

Merci les gars, combien de pintes à payer ?

Romain :  Deux ce soir au lieu de dix la semaine dernière.

Bastien : Deux pintes !

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